CONTEXTE

Les populations naturelles font face à des environnements de plus en plus hostiles et moins prédictibles, ce qui affecte leur dynamique et leur persistance. En réponse à ces changements les individus peuvent évoluer et s’adapter mais aussi s’acclimater via la plasticité phénotypique intra- et intergénérationnelle (i.e. effets parentaux ou transgénérationels).
Les conditions environnementales des parents, tels que le degré de compétition, la disponibilité des ressources ou la présence de prédateurs, peuvent ainsi affecter le phénotype de leurs jeunes (ex. morphologie, comportement), et lorsque l’environnement parental prédit l’environnement futur des jeunes, ces changements peuvent être adaptatifs et augmenter la persistance des populations.
Parmi les conditions parentales, la densité des populations parentales peut prédire l’environnement compétitif et social des jeunes et induire des ajustements à cet environnement par une modification des stratégies de reproduction (e.g. nombre de jeunes, période de naissance) ou des phénotypes natals (e.g. taille et comportement social des jeunes). Particulièrement, l’affinité pour d’autres individus est un comportement modulant les interactions sociales, la compétitivité et la fitness face à un changement de densité. L’ajustement parental du comportement social des jeunes pourrait ainsi être adaptatif.

OBJECTIFS DU PROJET
L’objectif principal de ce projet est de comprendre si les femelles ajustent leur stratégie de reproduction et le phénotype natal, en particulier le comportement social, de manière adaptative face à des modifications de densité de leurs populations. Pour répondre à cette question, l’étudiant(e) utilisera une base de données provenant d’expériences en conditions semi-naturelles sur le lézard vivipare (Zootoca vivipara) réalisées sur plusieurs années (> 4 ans) et recensant les densités de populations ainsi que le phénotype des individus de leur naissance à l’âge adulte.

Plus précisément ce projet visera à :
-Etudier si le comportement social des jeunes ainsi que leur nombre et leur morphologie sont liés à la densité expérimentée par la mère pendant sa vie et pendant la gestation.
-Voir si un tel ajustement est en effet adaptatif en étudiant la survie et le succès reproducteur des jeunes en fonction des liens entre les densités pre- et postnatales et leur comportement social.
-Etudier l’ontogénie du comportement social en fonction de la densité parentale et expérimentée au cours de la vie.

Lieu du stage : Toulouse, UMR 5174

Profil recherché :

Etudiant(e) en Master 2 (Ecologie, Evolution, Statistiques)
• Connaissances en écologie évolutive indispensables. Un fort intérêt pour l’écologie comportementale sera fortement apprécié. Des compétences en dynamiques des populations (variation des densités de populations) sont un plus.
• Compétences solides et fort intérêt pour les statistiques, Maitrise du logiciel R, et forte motivation pour développer ces compétences sont indispensables. Une bonne maitrise des modèles à effets mixtes (hiérarchiques) est demandée et une connaissance des modèles dit animaux (génétique quantitative) sera fortement appréciée.

Caractéristiques du stage :
Durée : 6 mois
Contrat : Stage indemnisé selon la règlementation en vigueur
Date de début du stage : début 2022

Modalités des candidatures :

Merci de faire parvenir un CV, une lettre de motivation, et les résultats M1 par mail à Matthieu Paquet ([email protected]), Elvire Bestion ([email protected]) et Julien Cote ([email protected]), en précisant comme objet « candidature stage M2 – effet parentaux », au plus tard le 1er octobre 2021. Les candidats retenus sur dossier se verront fixer un entretien par visioconférence.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].