CONTEXTE

Le Xénope lisse, Xenopus laevis est une des deux principales espèces exotiques envahissantes d’Amphibiens en France métropolitaine. Malgré son introduction et son expansion dans de plusieurs pays, le nombre d’études scientifiques concernant son impact sur les écosystèmes autochtones reste faible. Le stage proposé s’inscrit dans le cadre du projet de recherche scientifique européen INVAXEN. Ce dernier est porté en France par le Muséum National d’Histoire Naturelle. Ce projet se concentre sur les populations introduites en France et au Portugal, ainsi que sur certaines populations autochtones d’Afrique du Sud. La prise en compte de ces dernières vise à quantifier les processus évolutifs pouvant avoir lieu lors des colonisations. La période de stage s’inscrit dans la dernière phase de collecte de données du projet INVAXEN en France. L’étudiant pourra ainsi bénéficier des éléments acquis antérieurement.

OBJECTIFS
Le taux de dispersion d’une espèce est un facteur important dans les processus d’expansion d’aire de répartition. Nous quantifierons l’évolution de ce trait pendant le processus de colonisation. Nous comparerons les caractéristiques des individus du centre de l’aire de répartition, colonisé depuis plusieurs décennies, et du front de colonisation. L’objectif est d’étudier les changements d’allocation des ressources à la locomotion en fonction de la date de colonisation des sites. Plusieurs méthodes sont appliquées pour aborder cette question. Un suivi de terrain a débuté en 2014 pour observer et comparer les déplacements in natura sur plusieurs sites répartis dans l’aire de distribution de l’espèce en France. Plusieurs manipulations en laboratoire ont également été initiées afin d’étudier les caractéristiques de saut, d’endurance et de métabolisme de l’espèce. Un troisième axe, qui concerne directement le sujet du stage, a été développé. Il consiste à mesurer les distances parcourues par les individus durant une nuit en milieu terrestre. Ce paramètre est important pour produire des prédictions sur l’évolution des capacités de dispersion et la vitesse d’expansion de la zone colonisée.

MISSIONS

• Phase de documentation – La personne recrutée sera encadrée et accompagnée par le doctorant. Elle aura accès aux ressources bibliographiques nécessaires. La phase de documentation permettra à l’étudiant de prendre connaissance des hypothèses de son étude et des axes de son mémoire.

• Phase de terrain – Les individus seront collectés en milieu naturel et testés dans un dispositif permettant de mesurer leurs capacités et volonté de déplacement terrestre. La période de terrain se déroulera sur environ 2 mois, selon les conditions météorologiques, et commencera fin Mars. Le dispositif de terrain est construit. L’étudiant contribuera à son entretien avec le doctorant et participera de manière générale aux différentes phases de terrain du projet de recherche lui permettant d’acquérir les techniques d’étude des amphibiens en milieu naturel.

• Phase d’analyse et de traitement des données – L’étudiant réalisera, sous la supervision du doctorant, le traitement statistique des données visant à comparer les échantillons selon l’origine géographique des individus, mais aussi en fonction de plusieurs variables intrinsèques et environnementales.

MODALITES DU STAGE
• Conditions requises
– Niveau Master 2 en Ecologie, Biologie de la Conservation, Biologie de l’Evolution
– Goût prononcé pour la recherche
– Connaissances en analyses statistiques
– Motivation pour le terrain (connaissance de la région préférable)
– Permis B obligatoire

• Lieu et durée – Les durées respectives des différentes phases restent à définir en fonction des facilités de la personne recrutée dans les diverses activités prévu et de la durée effective de son stage. La collecte des données a lieu dans en Maine-et-Loire et Deux-Sèvres. Le traitement des données et la rédaction se tiendront à l’Université d’Angers
• Encadrement – L’encadrement sera assuré par Julien Courant, doctorant au MNHN/CNRS. Les responsables du stage seront Anthony Herrel (UMR-7179 MNHN/CNRS – Mécanismes Adaptatifs, Des Organismes aux Communautés) et Jean Secondi (Université d’Angers – Groupe Ecologie et Conservation des Vertébrés).

• Rémunération – La personne recrutée sera rémunérée à hauteur du montant légal en vigueur à partir du début du stage.

• Contact – Merci d’adresser vos candidatures (CV et lettre de motivation) avant le 20 décembre, par mail à Julien Courant ([email protected])

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].