Les vers de terre représentent l’un des plus importants réservoirs de biomasse animale et le principal groupe d’ingénieur des écosystèmes en milieu tempéré. Ils jouent un rôle clef dans le fonctionnement du sol en agissant notamment dans les processus de décomposition de la matière organique. Ils sont particulièrement actifs dans le sol de surface où ils sont exposés aux métaux via le contact direct avec les particules du sol et l’eau interstitielle, ils peuvent donc fournir une indication précoce de pollution aux métaux et de perturbation de l’écosystème (Nahmani et al. 2007). Les vers de terre ont la capacité de se protéger des effets toxiques de métaux par la séquestration, la détoxification et le stockage de métal en excès, ce qui résulte en des niveaux élevés de bioaccumulation (Vijver et al. 2004).
Les mesures de la structure génétique des populations peuvent servir d’indicateurs utiles pour évaluer l’impact d’éléments toxiques sur les systèmes et le succès d’efforts de remédiation de ces systèmes. Dans les environnements contaminés, des changements significatifs de fréquences allélique et génotypique des populations de vers de terre peuvent être le résultat de différents processus tels qu’une augmentation du taux de mutation, une sélection de génotypes résistants, des goulots d’étranglements au cours desquels la taille efficace de la population a été drastiquement réduite et une réduction de taux de migration limitant les échanges de gènes entre populations (van Straalen & Timmermans 2002).
Les objectifs de ce stage sont d’évaluer l’influence potentielle d’une exposition aux ETMs sur la diversité génétique des vers de terre et d’estimer les flux de gènes entre populations situées sur sites contaminés et non contaminés.
Le site d’étude est le site de Pierre-Fitte d’une superficie de 8 hectares situé dans les darses de la Carelle à Villeneuve-le-Roi (94), en bordure de Seine. Ce site est découpé en deux grandes zones : (i) au Sud, 6 hectares de friches peu ou pas contaminées et (ii) au Nord, 2 hectares contaminés par des éléments traces métalliques (ETM, principalement Pb, Cu, Zn et Cd).
Au cours du stage, plusieurs populations de vers de terre seront échantillonnées dans ces deux zones. La structure et la diversité génétique seront estimées à l’aide de marqueurs moléculaires microsatellites qui devront être optimisés au cours du stage. L’optimisation des marqueurs se déroulera de février à avril. L’échantillonnage aura lieu fin mars – début avril et sera poursuivi par le génotypage des individus. Les manipulations se dérouleront à Créteil.

Responsables du stage :
1. Nom : Lise Dupont
Tél : 01 45 17 16 64
Email : [email protected]

2. Nom : Franck Vandenbulcke
Tél : 03 20 33 59 99
Email : [email protected]

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