Contexte du stage et problématique

Les dynamiques d’urbanisation concernent fortement les enjeux de conservation de la biodiversité et questionnent de nouvelles pratiques de gestion et d’aménagement des territoires urbains. Parmi les nombreux milieux à caractère naturel en milieu urbain, les espaces herbacés représentent des surfaces importantes (espaces verts, accompagnements de voiries…) mais restent peu étudiés au regard des enjeux qu’ils peuvent représenter en matière de biodiversité ordinaire ou patrimoniale. A une échelle fine, de nombreuses questions demeurent concernant les effets des modes de gestion de ces espaces sur la diversité spécifique et fonctionnelle des communautés floristiques ou entomologiques qu’ils hébergent. A des échelles spatiales plus larges, l’hétérogénéité du paysage est reconnue comme un facteur clé de la biodiversité, mais demeure encore peu étudiée pour la biodiversité des espaces herbacés en contextes urbain et périurbain. Un projet de thèse, en cours à l’UMR BAGAP (Biodiversité, AGroécologie et Aménagement du Paysage), a pour objectif de hiérarchiser les effets des modalités de fauche et de l’hétérogénéité du paysage le long de gradients paysagers périurbains-urbains sur les communautés de plantes et de Rhopalocères. Les données analysées sont récoltées dans des espaces herbacés distribués dans deux aires urbaines de l’ouest de la France : Angers et Rennes. Le stage s’intègre dans ce projet de thèse.

L’étude des pluies de graines (définie comme l’ensemble des graines résultant de la dispersion des espèces et arrivant sur une zone) et sa comparaison aux patrons de diversités taxonomiques (richesse, abondance, composition) et fonctionnelles de la végétation exprimée, permet de mieux comprendre le lien entre l’influence de variables paysagères (en particulier de la connectivité) et des variables plus locales (comme les pratiques de gestion) sur la végétation en place.

L’objectif du stage sera de comparer la composition de la pluie de graines à la composition de la végétation exprimée afin d’évaluer les influences respectives de la fauche et du paysage.

Missions du stagiaire

Après un travail bibliographique visant à replacer le stage dans son contexte scientifique et à définir les méthodes, l’étudiant(e) travaillera sur deux volets principaux. Premièrement, la mise en place d’un dispositif de mesure de la pluie de graines sur des sites présélectionnés dans les agglomérations d’Angers et de Rennes. Les pièges à graines seront relevés régulièrement puis les graines capturées seront identifiées à la loupe binoculaire. En parallèle, l’étudiant participera, en équipe, à des inventaires floristiques et, s’il le souhaite, à des inventaires entomologiques (papillons de jour). Les données récoltées sur le terrain seront le support d’analyses statistiques et cartographiques visant à mieux comprendre les parts prises par les facteurs locaux et paysagers sur les communautés de plantes. Ces résultats nourriront le mémoire de stage.

Profil souhaité

– Connaissances théoriques en écologie du paysage et en écologie des communautés
– Connaissances de base en botanique (concernant l’identification des graines, l’étudiant pourra être formé durant le stage).
– Forte motivation pour le travail de terrain en écologie et botanique (y compris en milieu urbain), et pour le travail de paillasse.
– Des connaissances en entomologie (papillons rhopalocères) sont un plus pour le stage.
– Maîtrise des méthodes d’analyses statistiques (multivariées, principaux tests…) et des logiciels R et Excel.
– Connaissances des Systèmes d’Information Géographique (QGIS de préférence).
– Capacité d’autonomie mais aussi de travail en équipe.

Conditions d’accueil

– Durée du stage de 6 mois, à partir de mars 2022.
– Indemnisation réglementaire, à hauteur du montant légal en vigueur à partir du début du stage.
– Stage basé à l’Institut Agro – Agrocampus Ouest d’Angers, au sein de l’UMR BAGAP (déplacements à Rennes pour les travaux de terrain).
– Permis de conduire, (voir véhicule personnel) souhaité pour la période de terrain (remboursement des frais de déplacement).
– Encadrement et accompagnement pour l’identification faune/flore.

Encadrants de stage

Encadrant principal : Clément Gros (doctorant)
Co-encadrants : Hervé Daniel (Enseignant-chercheur, écologie végétale/écologie urbaine), Adeline Bulot (Enseignante-chercheure, écologie végétale/écologie de la restauration), Stéphanie Aviron (Chercheure, écologie du paysage/entomologie).

Modalités de candidature

Envoyez votre candidature (lettre de motivation et CV) avant le 19 décembre 2022 aux adresses suivantes :
[email protected]
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Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].