Depuis plusieurs décennies, de grands changements ont modifié notre façon de pratiquer l’agriculture. Le développement des nouvelles machineries, le développement de variétés de plantes cultivées toujours plus résistantes aux conditions abiotiques et le développement des pesticides et des herbicides et autres fertilisants ont largement contribué à augmenter les rendements agricoles. Cette période d’intensification agricole correspond également à un déclin substantiel d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux emblématiques de nos paysages agricoles, parallèle qui a amené la communauté scientifique à s’interroger sur les liens de cause à effet entre ces deux phénomènes. Aujourd’hui, l’implication des produits phytosanitaires (herbicides, pesticides..), utilisés démesurément dans notre agriculture moderne, suscite des débats ardents sur leurs rôles dans le déclin des populations aviaires. L’effet des produits phytosanitaires sur les oiseaux peut s’exercer de façon directe, à travers son effet toxique sur les individus directement exposés aux molécules chimiques, mais également de façon plus indirecte au travers de la contamination de leur nourriture (graines, insectes..) et de leurs effets à long terme, en réduisant par exemple leur succès reproducteur ou leur capacité à combattre des infections parasitaires. Bien que de nombreux travaux aient été consacrés aux pesticides, il demeure difficile de mettre en évidence de façon formelle en milieu naturel les relations de causalité entre l’utilisation de ces substances, l’exposition des organismes et d’éventuels effets écotoxicologiques.
L’objectif de ce stage est de permettre d’étudier l’influence des pesticides sur le microbiote intestinal de différentes espèces d’oiseaux inféodés aux milieux agricoles en effectuant dans un premier temps des captures de passereaux dans la plaine agricole autour de Chizé (79) pendant les 3 premiers mois du stage puis dans un second temps de faire des analyses en laboratoire sur des échantillons de microbiote d’oiseaux au laboratoire de Toulouse pendant les 3 derniers mois. Il s’agira pour l’étudiant.e d’effectuer les captures sur le terrain, le prélèvement sur les oiseaux puis ensuite toutes les étapes de biologie moléculaire (extraction d’ADN, PCR et préparation des librairies) en amont du séquençage, et éventuellement l’analyse bioinformatique des données issues du séquençage si le temps le permet. Ce stage s’effectuera donc au sein de 2 laboratoires en 2 temps. 3 mois au CNRS de Chizé et 3 mois au laboratoire Evolution et Diversité Biologique à l’Université Toulouse 3. Une expérience pratique en laboratoire et en biologie moléculaire (extraction ADN, PCR, etc.) serait un plus.
Pour postuler à ce stage, merci d’envoyer un mail avec votre CV comprenant vos notes de Master 1 avec votre classement (obligatoire) en détaillant vos expériences ornithologiques ainsi qu’une lettre de motivation aux 3 adresses suivantes : [email protected], [email protected], [email protected]
Permis de conduire et véhicule obligatoire

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected], [email protected], [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].