Contexte:
Les changements globaux liés aux activités humaines ont actuellement des conséquences dramatiques sur la biodiversité, de manière directe mais également par des disparitions d’espèces en cascade, consécutives de la modification des réseaux d’interaction. L’étude des réseaux plante-pollinisateur est en cela cruciale en raison des pertes élevées d’espèces parmi les pollinisateurs, notamment Apoïdés (abeilles et bourdons sauvages) et Syrphidés, de leur rôle majeur pour les services écosystémiques de pollinisation des cultures, et comme modèle de réseau mutualiste. Le programme ANR ARSENIC (Adaptation and Resilience of Spatial Ecological Networks to human-Induced Changes, porté par F. Massol CR CNRS laboratoire EEP) a pour objectif de comprendre les effets des changements globaux sur les réseaux d’interactions, en utilisant une approche liant modèles de coévolution et analyses de données existantes ou collectées dans le cadre du projet.
L’objectif ici est de mieux comprendre les compositions et variations de structure des réseaux d’interaction plante-pollinisateur le long d’un gradient de richesse spécifique et ainsi de fournir des éléments essentiels à la compréhension des conséquences d’un appauvrissement en espèces sur la stabilité des réseaux et sur la variabilité des traits d’interactions. Six sites de pelouse calcaire répartis dans 3 régions (Occitanie, Normandie, Hauts de France) ont été suivis mensuellement d’avril à octobre 2016 et 2017. Par ailleurs, des mesures des traits floraux, dont des mesures morphologiques et des extractions des Composés Organiques Volatils (COVs), on était effectuées sur 4 espèces végétales communes entre les sites étudiés. En parallèle des signaux visuels, les odeurs émises par les fleurs jouent également un rôle important dans l’attraction des pollinisateurs. Cette émission peut être caractérisée par la quantité totale d’odeurs émise et par l’identité et la quantité relative de chaque COV au sein du bouquet floral.

Objectif:
L’objectif du stage est de déterminer s’il existe des variations significatives en termes d’émission de composés volatils entre les populations d’espèces présentes le long de ce gradient latitudinal. Le stage sera effectué au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE) de Montpellier avec le support de la Plateforme d’Analyses Chimique en Ecologie (PACE), et sera encadré par Mathilde Dufay et Bertrand Schatz. Le stage prévoit aussi quelque déplacement à l’Université de Lille, au sein du laboratoire EEP, pour effectuer des extractions de COVs sur des échantillons en jardin commun, et sera encadré par Natasha de Manincor (doctorante en 3ème année). Dans le cadre du stage, l’étudiant devra analyser les données récoltées pendant la campagne de terrain 2017 et, si possible, identifier les composantes des individus en jardin commun afin de les comparer avec les données récoltées sur le terrain.

L’étudiant(e) devra être motivé(e), avoir de bonnes bases en biologie végétale, en écologie et en statistiques, et une bonne connaissance du logiciel R.

Candidatures:
Les candidatures se feront par mail aux co-encadrants du stage, avec CV et lettre de motivation, avant le début de l’année 2018:
Mathilde Dufay : [email protected]
Bertrand Schatz : [email protected]
Natasha de Manincor : [email protected]

Responsables du stage : Mathilde Dufay, Bertrand Schatz & Natasha de Manincor
Laboratoire(s) de Rattachement : CEFE, Montpellier et EEP, Lille

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].