Laboratoire d’accueil :
Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie, UMR CNRS 7263
Faculté des Sciences et Techniques de St Jérôme
Avenue Escadrille N. Niemen
F -13 397 Marseille Cedex 20

Responsables du stage
Raphaël Gros : 04.91.28.85.28, [email protected]
Thierry Tatoni et Armin Bischoff

Partenaires socio-économiques :
Jean-Christophe Demassiac, ECO-MED
Pierre Illac, Quadran

Description du stage :

Malgré une empreinte carbone incontestablement favorable au développement du photovoltaïque en France, les installations au sol des technologies même les plus récentes ont une emprise foncière élevée et donc un impact potentiel indéniable sur les espèces, leur habitat et les fonctionnalités écologiques. L’implantation d’un parc nécessite la mise en œuvre d’une série d’opérations techniques pour préparer le terrain telles que la création d’une piste d’accès, l’abroutissement de la végétation ou le défrichement systématique par dessouchage, des travaux de terrassement, d’ancrage des panneaux et de la clôture de protection et la construction de tranchées pour le raccordement électrique. Les dégradations physico-chimiques des sols combinées à l’élimination de la végétation altèrent les habitats d’une biodiversité édaphique considérable et prestataires des fonctions écologiques majeures telles que la décomposition des litières, le stockage du carbone et le recyclage des nutriments. La restauration de la qualité des sols et le recouvrement d’une végétation prairiale à partir de la banque de graine sont souvent très limitée et interdépendants. Le but de ce projet est d’identifier les processus écologiques (diversification végétale, disponibilité des ressources, intensité de la perturbation, présence des ingénieurs du sol) et les facteurs édaphiques (structure du sol, C et nutriments…) qui contrôlent la résilience des plantes, des microorganismes et de leurs interactions. Pour réaliser cet objectif, trois méthodes de restauration écologique (i.e. utilisation d’un anthroposol avec des vers de terre, transfert de graines des prairies adjacentes et ensemencement monospécifique) seront mises en place sur le site pilote de Rochefort des Corbières (Aude) en considérant 3 intensités croissantes d’emprises des installations photovoltaïques (i.e. sols non remaniés hors panneaux < sols non remaniés et ombragés sous panneaux < sols remaniés sur tranchées et hors panneaux). Ce plan d’expérience permettra ainsi de tester les hypothèses selon lesquelles la restauration du couple sol/végétation peut-être dépendante de l’influence des installations photovoltaïques (i.e. dégradations des sols et modifications microclimatiques) et conditionnée par la diversité végétale, par la présence d’organismes ingénieurs et par la disponibilité des ressources.
Pour ce projet, l’étudiant(e) participera à la mise en place des parcelles expérimentales et aura en charge l’évaluation d’un ensemble de variables pédologiques (dont l'analyse des matières organiques par SPIR), floristiques (mesures de traits) et biologiques (population des vers de terre et fonctions microbiennes).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].