Ce stage s’insère dans les travaux coordonnés par l’Observatoire Hommes-Milieux (OHM) du Bassin Minier de Provence (BMP) et dédiés aux couverts végétaux et aux communautés microbiennes des sols. Il vise en particulier à étudier les dépôts de « boues rouges » (bauxaline) issus des activités passées et actuelles d’extraction de l’alumine.
Le sol est généralement en équilibre entre ses propriétés édaphiques et la végétation qui s’y développe. Cependant, cet équilibre peut être perturbé sous l’action de forçages anthropiques, pouvant induire de profondes altérations de la qualité des sols et des fonctions et services écosystémiques qu’ils procurent. De plus en plus d’études soulignent l’importance entre la diversité de la végétation et la composante biologique édaphique, en particulier microbienne, pour la conservation de la fertilité des sols (Lavelle & Spain 2001) et la résilience des écosystèmes (Chapin et al. 2000). Néanmoins, ces relations ont été essentiellement étudiées pour des systèmes agricoles et restent encore trop peu documentées vis-à-vis des autres pédosystèmes, qu’ils soient naturels ou artificiels (Berg & Smalla 2009). Ces dernières années, dans le cadre de l’OHM-BMP et en contexte urbain et péri-urbain, un certain nombre de travaux ont été mis en œuvre afin, notamment, d’étudier l’impact des forçages anthropiques et de l’usage des sols sur les fonctions écosystémiques assurées par les communautés microbiennes du sol (e.g., Guillamot et al. 2014, Clouard et al. 2014). Ces études ont souligné la façon dont les différentes contraintes anthropiques peuvent affecter les propriétés physico-chimiques des sols et l’expression des fonctions microbiennes indispensables à leur bon fonctionnement. Ces liens fonctionnels ont également été mis en évidence dans plusieurs travaux récents, qui ont montré des relations significatives entre les services apportés par les sols, les processus en jeu et les traits fonctionnels des plantes (e.g., de Bello et al. 2010).
Concernant les terrains anthropisés par les dépôts de « boues rouges », aucune étude n’a encore été envisagée sur les processus interactifs co-structurant le couvert végétal et les communautés microbiennes édaphiques ; processus connus pour être déterminants dans la structuration des écosystèmes terrestres (Bardgett & Wardle 2010). L’objectif général de ce stage sera donc de déterminer, au travers d’une démarche à multi-échelle (terril, parcelle, mésocosme), comment et dans quelle mesure les résidus issus d’une activité industrielle emblématique de l’OHM-BMP module la structuration des communautés végétales et microbiennes des sols au travers de relations fonctionnelles réciproques. In fine, ces recherches permettront de mieux comprendre l’impact potentiel des « boues rouges » sur la composante biologique du sol et les dynamiques de fonctionnement de ces terrains artificiels. Outre l’acquisition de connaissances fondamentales, les données récoltées pourront également servir de base pour proposer des scénarios de restauration de ces pédosystèmes anthropisés.

Mots clés : Biodiversité fonctionnelle microbienne ; dépôts de « boues rouges » (bauxaline) ; interactions sol/plante ; mésocosme ; OHM-BMP ; processus pédogénétiques ; sols méditerranéens.

Candidature : Envoyer CV et lettre de motivation.

Doctorat : Poursuite soumise à l’obtention de financements.

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