Interactions grands herbivores – populations végétales dominantes – sol

Contexte. Les grands herbivores sont considérés comme des ingénieurs des écosystèmes (Buisson et al. 2021), à la base d’un réseau d’interactions fonctionnelles au sein de l’écosystème : cycles biogéochimiques du carbone (C) et de l’azote (N), végétation et production primaire, résistance et résilience des écosystèmes (Forbes et al. 2019). L’objectif du stage consiste à contribuer à une compréhension fine des mécanismes impliqués dans les relations plantes-herbivores en vue d’accompagner et d’optimiser les pratiques de réintroduction de grands herbivores domestiques ou sauvages rares ou menacés pour la conservation ou la restauration des milieux naturels (Buisson et al. 2021).

Terrain d’étude. Il est basé sur un plan d’expérience comprenant des paires de placettes non pâturées (exclos) – pâturés (témoins) de 100m² dans deux écosystèmes différents. 1°) Les prairies humides des Landes de Gascogne (Gironde, Landes) à Molinia caerulea dans lesquelles a été réintroduite une race domestique rustique menacée (vache marine landaise). 2°) Les pelouses sèches du Causse Méjean (Lozère) à Bromus erectus dans lesquelles a été introduite une espèce en voie d’extinction (cheval de Przewalski).

Contenu du stage
– Participation à la mise en place d’un nouveau dispositif expérimental (Causse Méjean).
– Participation aux mesures de traits végétatifs et reproducteurs des espèces dominantes sur le Causse.
– Détermination de la mésofaune du sol (collemboles, acariens) impliquée dans la décomposition des litières et le cycle du C.
– Prélèvements de sols et mesures chimiques de sols (C total, teneur en MO, N total, N minéral, P disponible).
– Évaluation de l’activité des microorganismes des sols impliqués dans les cycles du C, du N, du P.

Accueil – calendrier

Période du stage : janvier/février à juin/juillet 2022.

L’accueil aura lieu à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie, sur le site de Saint-Charles (Aix-Marseille Université, Marseille).

De janvier à mars, l’étudiant approfondira les interactions herbivores – végétation – sol par une analyse bibliographie, tout en participant ponctuellement à la mise en place du dispositif expérimental sur le Causse Méjean. A partir du mois d’avril, des mesures et prélèvements de terrains sont susceptibles de commencer jusqu’en juin, avec déterminations, comptages de la faune du sol et mesures microbiologiques et traitement des résultats. Terrain possible en Aquitaine.

Encadrement – Profil recherché

L’encadrement du stage sera assuré par :
– Emmanuel CORCKET, Professeur à l’IMBE, qui s’intéresse aux interactions biotiques dans les communautés végétales, et notamment aux interactions plantes-herbivores.
– Christel VIDALLER, Maîtresse de Conférences à l’IMBE, qui travaille sur la dynamique des populations végétales et la caractérisation de leurs propriétés végétatives et reproductrices.
– Raphael GROS, Maître de Conférences à l’IMBE, qui focalise sur le fonctionnement écologique du sol, notamment en relation avec le pastoralisme.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

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