Titre du stage : Evaluation d’indicateurs du service de pollinisation à l’échelle des territoires

Structure d’accueil : UMR 7204 Centre d’Ecologie et des Sciences de la Conservation

Responsable du stage :
Nom : PORCHER Emmanuelle
Tél : 01 40 79 53 61
Email : [email protected]

NB : ce stage sera réalisé en étroite collaboration avec Alice Michelot-Antalik (Laboratoire Agronomie et Environnement, Nancy) et Antoine Gardarin (UMR Agronomie, Grignon), impliqués dans le projet ANR « BeCreative » qui finance une thèse sur le sujet.

Références dans le domaine :

Martin G, C Fontaine, F Accatino and E Porcher. 2019. New indices for rapid assessment of pollination services based on crop yield data: France as a case study. Ecological Indicators. 101:355-363.

Zulian, G., Maes, J. & Paracchini, M. Linking land lover data and crop yields for mapping and assessment of pollination services in Europe. Land 2, 472–492 (2013)

Description du stage

La pollinisation est un service crucial pour l’agriculture et l’un des plus vulnérables aux pesticides. Elle reste encore sous-étudiée à l’échelle des territoires du fait de la difficulté de mise en œuvre méthodologique à large échelle des mesures existantes. C’est pourtant une fonction écologique de premier plan pour penser la réduction de l’usage des pesticides. En effet, d’éventuelles pertes de rendement associées à un moindre usage de pesticides pourraient être compensées par des communautés de pollinisateurs plus abondantes et plus efficaces que dans les espaces agricoles soumis à forte pression phytosanitaire. Pour tester cette prédiction, il faut cependant être capable de mesurer l’efficacité de la pollinisation des cultures à grande échelle, un objectif difficile à atteindre car les techniques de mesure de la pollinisation fondées sur l’ensachage de fleurs sont très lourdes à mettre en œuvre et souvent restreintes à de petites surfaces.
L’objectif de ce stage est de décliner, à l’échelle spatiale des territoires, deux indicateurs simplifiés du service de pollinisation, déjà déployés à l’échelle (supra)nationale, afin de comparer leur cohérence et de rechercher les variables environnementales expliquant leur variation dans l’espace :
– l’indicateur de pollinisation potentielle (IPP) de Zulian et al. (2013) est une mesure indirecte basée sur les ressources pour les pollinisateurs (abeilles) et sur le climat, mais est facile à renseigner ;
– l’indicateur du service de pollinisation (ISP) de Martin et al. (2019) utilise les données de rendement des cultures et la dépendance des cultures aux pollinisateurs, et est donc un indicateur direct du service de pollinisation.
Trois territoires sont d’ores et déjà identifiés pour ce travail :
– dispositif Scarabée (régions Centre et Île-de-France) : 32 exploitations de grandes cultures avec des bandes fleuries pérennes implantées en 2018, qui présentent un gradient très contrasté en termes de recours à la biodiversité cultivée, au travail du sol et d’usage de pesticides
– domaine de Gotheron (Auvergne Rhône-Alpes) : une mosaïque paysagère de 86 ha, avec de nombreuses haies, des habitats semi-naturels, de l’arboriculture et des cultures assolées avec des pratiques agricoles à faibles intrants ;
– domaine expérimental d’Époisses (Bourgogne Franche-Comté) : une mosaïque de 125 ha de parcelles expérimentales en grandes cultures, conduites sans pesticide, avec sous sans travail du sol et avec un recours accru aux infrastructures agroécologiques.

Le/la stagiaire mobilisera les différents jeux de données nécessaires pour le calcul de ces indices (données de rendement des cultures, occupation du sol, données climatiques, ce qui pourra parfois nécessiter de contacter les acteurs des différents territoires d’étude pour le recueil des données…), les calculera au sein de chaque territoire d’étude, et croisera les indices calculés avec les variables environnementales et de pratiques agricoles pour rechercher les déterminants du service de pollinisation. A terme, lors d’une thèse qui suivra, ces indices seront eux-mêmes comparés à des mesures plus fines de la pollinisation effectuées grâce à des plantes phytomètres, et au service de régulation biologique des ravageurs des cultures.

Candidatures : envoyer CV, lettre de motivation et relevés de notes par courriel à Emmanuelle Porcher ([email protected]), Alice Michelot-Antalik ([email protected]) et Antoine Gardarin ([email protected])

Avant le 24 octobre 2021

Compétences attendues :
Formation en écologie ou agronomie, niveau master 2.
Motivation, rigueur et prise d’initiatives.
Compétences en gestion des données, analyse de données, SIG et statistiques.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

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