Sujet de Thèse – début à l’automne 2016

Dispersion et transfert maternel d’immunité chez Capitella capitata : étude des syndromes d’association de traits et effets du réchauffement climatique

Encadrants : François Massol et Virginie Cuvillier

Localisation : Unité Évolution, Écologie & Paléontologie (EEP), CNRS UMR 8198, Université de Lille, Bâtiment SN2, F-59655 Villeneuve d’Ascq cedex, France

Résumé : Le réchauffement climatique affecte aujourd’hui tous les écosystèmes de la planète. L’identification des effets généraux de ce réchauffement sur les traits des organismes est devenu un enjeu majeur afin d’anticiper les modifications à venir. Ces effets, qu’ils soient d’origine génétique ou plastique, peuvent affecter le fonctionnement et la stabilité des écosystèmes et, de ce fait, avoir des répercussions sur les services écosystémiques attendus. Par exemple, il est prédit que le réchauffement climatique va favoriser les organismes poïkilothermes plus petits, qui dispersent beaucoup et, de fait, homogénéiser les populations marines et diminuer la productivité de la pêche. On s’attend également à ce que les larves produites aient des défenses immunitaires moins importantes. Dans le cadre de cette thèse, nous souhaitons étudier le lien prédit entre capacités de dispersion et capacités de défense immunitaire chez des organismes marins poïkilothermes à dispersion larvaire.

L’objectif de cette thèse sera, à travers l’étude du polymorphisme de développement chez Capitella capitata, un annélide polychète à développement direct ou indirect, d’analyser comment mode de développement et investissement immunitaire maternel s’articulent, et comment une augmentation de la température des eaux de surface peut affecter cette association de traits, notamment via la modification des communautés bactériennes rencontrées.

Ainsi, le doctorant aura pour finalité d’élucider trois questions importantes : (i) existe-t-il actuellement des différences d’investissement immunitaire entre les pontes et, si oui, ces différences sont-elles en lien avec les capacités de dispersion des futures larves ? (ii) comment les communautés bactériennes vivant au contact des vers se modifient-elles lorsque la température de l’eau s’accroît ? (iii) quel sera l’effet d’une augmentation de la température océanique sur les stratégies de développement et sur le transfert transgénérationnel d’immunité chez C. capitata ? Pour répondre à ces questions, cette thèse alliera conception de manipulations d’évolution expérimentale en laboratoire, et développement de modèles in silico.

Mots clés : changements climatiques, évolution expérimentale, dispersion larvaire, pœcilogonie, transfert transgénérationnel d’immunité

Encadrants de thèse :
François Massol ([email protected]), CR CNRS, HDR, Species Interactions and Comparative Immunology group, unité Evo-Eco-Paleo, CNRS UMR 8198, Université de Lille, Bâtiment SN2, F-59655 Villeneuve d’Ascq cedex, France.
Virginie Cuvillier-Hot ([email protected]), MCF Lille 1, Species Interactions and Comparative Immunology group, unité Evo-Eco-Paleo, CNRS UMR 8198, Université de Lille, Bâtiment SN2, F-59655 Villeneuve d’Ascq cedex, France.

Financement : ½ bourse région Hauts-de-France, ½ bourse président Uni. Lille 1

École doctorale : ED « Sciences de la Matière, du Rayonnement et de l’Environnement » (« SMRE » ; ED 104), Université de Lille, Sciences et Technologies ; Filière doctorale : Géosciences Ecologie Paléontologie Océanologie

Profile : Nous recherchons un candidat motivé présentant un intérêt certain pour l’écologie évolutive et l’éco-immunologie. Il devra posséder de bonnes capacités à gérer les expériences d’évolution expérimentale, l’élevage et la manipulation d’invertébrés. Des compétences pratiques en biologie moléculaire, immunologie, et/ou techniques de biochimie sont souhaitables, ainsi qu’une bonne maitrise de l’anglais. Une expérience préliminaire en modélisation écologique serait également appréciée. Enfin, le candidat devra présenter un dossier académique solide.

En raison du caractère pluridisciplinaire du projet, nous sommes ouverts aux candidatures venant de tous les secteurs de la biologie.

Contact : Merci d’envoyer votre candidature à François Massol ([email protected]) et Virginie Cuvillier ([email protected]). Elle devra comprendre (1) un CV détaillé, (2) une lettre de motivation précisant vos aptitudes et expériences pertinentes pour le projet, (3) une copie de vos résultats et classements de Master 1 et 2, (4) le nom et l’adresse mail de 2 personnes référentes que nous pouvons contacter.

Nous vous recommandons d’envoyer votre candidature au plus vite. La sélection des candidats se fera au fil de l’eau et se clôturera par la validation des dossiers par l’ED à la mi-juin.

Date de début du contrat doctoral : octobre ou novembre 2016

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].