Sujet de thèse :
La contamination des écosystèmes aquatiques franciliens par les micropolluants organiques: transfert trophique et impact écotoxicologique

Unité d’accueil: UMR METIS 7619, laboratoire EPHE, 4, place Jussieu 75252 Paris cedex 05

Description du projet :

L’évaluation du devenir et de l’impact des polluants organiques au sein des écosystèmes aquatiques représente un enjeu majeur en écotoxicologie. Jusqu’à présent, les processus de bioaccumulation et de transfert trophique ont été essentiellement décrits pour les polluants organiques persistants. Or, la plupart des substances actuellement commercialisées sont rapidement métabolisées, ce qui limite les processus de bioamplification le long des réseaux trophiques et aboutit à l’apparition de métabolites secondaires de plus grande toxicité que le composé initial. C’est notamment le cas des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui constituent la première cause de déclassement des cours d’eau, ainsi que des phtalates, utilisés comme plastifiants et dont la production mondiale s’élève à 5 millions de tonnes par an.
Ce projet a pour double objectif de décrire les processus de transfert trophique des HAP et des phtalates dans les écosystèmes aquatiques, ainsi que d’évaluer leurs effets écotoxicologiques chez les poissons d’eau douce. Le devenir des métabolites de HAP et de phtalates sera notamment étudié, via leur analyse dans le milieu (échantillonneurs passifs) et dans le biote, du biofilm aux poissons. L’état écologique sera appréhendé à différents niveaux biologiques chez le chevesne, un poisson d’eau douce : les marqueurs éco-physiologiques de stress seront explorés, un diagnostic clinique sera établi à l’échelle de l’individu, et la diversité des communautés piscicoles sera évaluée grâce à une méthode récente et innovante, l’ADN environnemental.
Ce projet intégratif et multidisciplinaire, au carrefour entre la chimie environnementale, l’écotoxicologie et l’écologie est rendu possible par le soutien logistique et financier du programme CNRS PIREN-Seine et de l’Agence de l’Eau Seine Normandie.
L’étudiant bénéficiera d’une formation approfondie aux techniques de terrain (échantillonneurs passifs, prélèvements et identification d’organismes aquatiques), d’analyses chimiques (GC-MS/MS, LC-MS/MS) et statistiques. L’unité d’accueil (UMR METIS installée au sein de l’Université Pierre et Marie Curie à Paris) est jeune et dynamique. Enfin ce projet sera réalisé en étroite collaboration avec l’équipe d’écophysiologie évolutive, UMR 7618 IEES (institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris)

Connaissances et compétences requises :
Master 2 Recherche ou équivalent (École Ingénieur) en écologie, écotoxicologie ou chimie environnementale, le(a) candidat(e) a déjà, idéalement, travaillé sur des problématiques liées aux écosystèmes aquatiques continentaux. Des compétences en chimie analytique des micropolluants seraient également appréciées. Le candidat a développé un intérêt particulier pour le travail de terrain, est curieux, rigoureux, force de proposition, et passionné par la recherche.

Candidature :
Les candidatures sont à adresser à Aurélie Goutte ([email protected]) et seront constituées d’un CV, lettre de motivation, copie des notes et classement aux examens de M1 et de M2, lettre de recommandation, et coordonnées de personnes référentes. Il est vivement conseillé aux candidats de prendre rapidement contact pour obtenir des informations complémentaires sur le sujet et le déroulement du concours

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].