Les forêts des grandes algues brunes de Bretagne constituent l’un des écosystèmes marins les plus productifs au monde. Elles subissent actuellement de profondes modifications de leur distribution géographique sous l’effet du changement global. L’objectif de ce projet de thèse, financée par le projet européen MARFOR (BIODIVERSA) et la région Bretagne, est de mieux comprendre la dynamique de la diversité génétique et le rôle écologique et évolutif de l’adaptation locale chez ces espèces afin de proposer des mesures relatives à leur mise en culture tout en visant à maintenir le fonctionnement de ces écosystèmes sur le long terme. Nous avons choisi de focaliser notre étude sur plusieurs espèces exploitées et/ou cultivées et d’importance écologique majeure: Laminaria digitata (traditionnellement récoltée en Bretagne), Saccharina latissima (modèle émergeant pour l’aquaculture en Bretagne et en Europe et Macroscystis pyrifera (modèle émergeant au Chili et dans le Pacifique). L’importance de l’adaptation locale le long de l’aire de distribution sera mesurée en combinant des approches de génétiques et de génomique des populations avec des approches expérimentales de mesure de réponse à des stress abiotiques comme la température et la lumière. Afin d’estimer l’évolution de ces populations et les premiers effets de la domestication, nous étudierons la variation spatiale et temporelle de la diversité génétique et des traits d’histoire de vie (système de reproduction, durée de vie et l’âge de la reproduction) en compléments des approches menées au laboratoire.
Le partenariat international (Chilien et Européen) dans lequel est proposé ce projet de thèse en cotutelle devrait permettre de résoudre les différents points de blocage. Tout d’abord, dans le cadre du projet Européen MARFOR, le partenariat réparti sur les côtes européennes, couvre l’ensemble de l’aire de répartition des espèces étudiées et permettra donc de résoudre les questions liées à l’échantillonnage (envoi des échantillons permettant la culture des gamétophytes microscopiques au laboratoire en accord avec le protocole de Nagoya). L’ensemble de l’échantillonnage le long des côtes chiliennes a déjà été réalisé dans le cadre du projet FONDECYT-Macrocystis. De plus, dans le cadre de ces deux projets, il est prévu d’utiliser les mêmes dispositifs expérimentaux pour tester les réponses aux stress abiotiques dans chaque laboratoire ce qui permettra de tester l’importance de la variabilité environnementale dans la réponse écologique testée. Enfin, tous les outils ou toutes les méthodes envisagées lors de cette thèse ont déjà été mis au point dans au moins un des laboratoires partenaires. Des cartographies génétiques, des approches RADseq, QTLs et GWAS sont en cours chez deux des espèces étudiées (S. latissima et M. pyrifera). L’étudiant en thèse pourra donc appliquer certains de ces outils pour une approche de génomique des populations pour rechercher des signatures d’adaptation locale.
Directeur de Thèse : Myriam Valero, e-mail : [email protected], Téléphone : (+33) 298292328
Co-directeur de Thèse : Sylvain Faugeron, e-mail : mailto:[email protected], Téléphone : (+56) 223542647
Laboratoire : Unité Mixte Internationale (France-Chili) UMI 3614 Evolutionary Biology and Ecology of Algae http://www.sb-roscoff.fr/fr/umi-biologie-evolutive-et-ecologie-des-algues

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].