L’urbanisation est un phénomène global ayant des conséquences majeures pour la biodiversité. Avec plus de la moitié de la population humaine mondiale habitant en ville, l’urbanisation se trouve au coeur des préoccupations environnementales actuelles. Par la modification brutale de l’utilisation des sols combinée avec les effets locaux de variation des températures (îlots de chaleur urbains), l’urbanisation va modifier la connectivité entre les habitats, mais aussi la quantité et la qualité de ces habitats. Ces modifications vont avoir des effets considérables sur la biodiversité, notamment en impactant les échanges génétiques entre les populations, mais aussi entre les espèces. Les formicidae constituent un modèle biologique idéal pour l’étude de l’impact de l’urbanisation sur les échanges génétiques intra- (flux de gènes) et inter-spécifiques (hybridation). En effet, les fourmis sont présentes dans un grand nombre d’habitats naturels ou anthropisés, avec un événement de dispersion unique au cours de la vie d’un individu reproducteur, et une hybridation fréquente entre les différents taxons. L’objectif de ce stage est de comprendre comment le phénomène d’urbanisation modifie les échanges génétiques au sein et entre deux espèces de fourmis appartenant au genre Tetramorium. Pour cela, nous utiliserons une méthode d’échantillonnage standardisée mise au point en juillet 2015. Le stage consistera à appliquer cette méthode dans différentes villes de la basse vallée du Rhône, trier les échantillons et analyser les données génétiques déjà disponibles (données issues de la campagne de terrain de 2015 dans le cadre de ce même échantillonnage, pour lesquelles l’extraction d’ADN, le séquençage et le génotypage auront déjà été effectués). Le travail de terrain sera systématiquement assuré par au moins deux personnes (stagiaires et permanents). Les données à analyser seront déjà prêtes à être traitées, permettant au stagiaire d’organiser son temps dès le début du stage.

Contenu et déroulement :
– Echantillonnage sur le terrain
– Tri des échantillons
– Analyse des résultats sur un jeu de données déjà disponible
– Rédaction du rapport

Techniques et outils :
– Echantillonnage par chasse à vue
– Logiciels de génétique (Genalex, Structure)
– Utilisation (basique) de SIG (ArcGIS ou Qgis)

Prérequis :
– Bonne condition physique
– Disponibilité (sessions de terrain sur plusieurs jours consécutifs à prévoir)
– Forte motivation et rigueur scientifique
– Permis B et voiture personnelle appréciés

Périodes :
DEUX MOIS : Avril – Mai 2016 (Ou mi-avril – mi-juin)
Merci d’envoyer vos candidatures (CV + lettre de motivation) par mail à :
– Marion Cordonnier (Doctorante) [email protected]
– Bernard KAUFMANN (MCU) [email protected]

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].