L’érosion de la biodiversité est devenue une préoccupation majeure pour l’ensemble de l’humanité. Si les causes extrinsèques du déclin d’espèces sont clairement identifiées comme des conséquences de la surpopulation et de l’activité humaines, les processus qui mènent à l’extinction font encore l’objet de débats passionnés. Alors que certains scientifiques affirment que les petites populations sont affectées exclusivement par des facteurs démographiques, d’autres défendent l’hypothèse que les facteurs génétiques ont une contribution non négligeable.

Le concept de vortex d’extinction repose sur un scénario démogénétique et permet donc de fédérer les différents points de vue : une population dont l’effectif est initialement réduit par des causes extrinsèques peut entrer dans un vortex d’extinction caractérisé par une rétroaction entre processus démographiques et processus génétiques. Un exemple typique de vortex pourrait être : baisse d’effectif -> baisse de diversité génétique -> dépression de consanguinité -> baisse de fécondité et de survie -> baisse d’effectif, etc…
Etudier les processus en action dans les petites populations au bord de l’extinction est néanmoins très difficile. Ainsi, bien que le concept de vortex d’extinction soit intellectuellement très séduisant, et légitimé par des observations indirectes, les preuves formelles de son existence dans les populations menacées sont rares, voire inexistantes.

L’objectif de la thèse sera donc d’étudier finement les rétroactions entre processus génétiques et démographiques au sein de populations expérimentales. Pour cela, une guêpe parasitoïde sera utilisée comme modèle d’étude. Cette guêpe présente l’intérêt d’être sujette à un phénomène non-ambigu de dépression de consanguinité, et d’avoir un temps de génération suffisamment court pour que des changements démographiques et génétiques puissent être observés entre le déclin et l’extinction.
Le travail de recherche consistera notamment à étudier un grand nombre de populations expérimentales dont la variabilité génétique et l’effectif auront été manipulés au moment de leur fondation. Des paramètres démographiques et génétiques pourront être estimés régulièrement, notamment grâce à l’utilisation de marqueurs microsatellites, permettant ainsi de quantifier les rétroactions démogénétiques et donc, de documenter le vortex d’extinction.

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